Lors de notre précédent article, nous avons parcouru ensemble les premières étapes de votre cheminement sur la voie de l’entrepreneuriat. Ici, nous nous penchons sur une étape charnière de celui-ci. C’est le moment où vous renoncerez à votre nouvelle vie, ou, au contraire, déciderez de vous lancer définitivement.

 

Etape 3 : La peur d’entreprendre et l’hésitation

Oui, c’est certainement la cause de votre tout premier blues. Cette phase durant laquelle vous allez vous retrouver piégé entre votre envie d’entreprendre, de continuer à développer votre idée et les sirènes du confort de votre ancienne vie.

Aussi convaincu que vous soyez par votre idée, aussi compétent(e) que vous puissiez être et rassurant qu’aient été les retours obtenus auprès de vos futurs clients ; vous ne l’éviterez pas. Et elle est compliquée pour une raison simple : vous ne pouvez pas savoir à l’avance si votre idée va marcher ou faire un flop. Il n’y a pas d’autre chemin que celui de mener le projet à bien. Si je devais décrire de manière concrète cette période, je dirais que c’est une période durant laquelle vous allez avancer à reculons. Vous allez vous surprendre à hésiter et éviter de vous lancer à fond pour avoir l’impression de pouvoir revenir en arrière. C’est un peu comme se retrouver au-dessus d’un précipice sans avoir envie de faire demi-tour et sans pouvoir, pour autant, le franchir complètement non plus. Cette position, bien qu’inconfortable vous donne l’impression de conserver une partie de votre zone de confort à portée de main, au cas où.

Malheureusement, cette acrobatie est consommatrice d’énormément d’énergie et de temps … pour rien : vous allez entreprendre des actions sur votre projet mais vous aurez tellement peur de l’échec que vous risquez de vous auto-saboter ou de tout stopper au moment de la mise en œuvre.

Ainsi, vous repousserez toutes les choses (investissements financiers, actions) qui sont synonymes d’abandon de votre ancienne vie. Par exemple, vous pourrez avoir préparé vos cartes de visite depuis 2 mois avec le nom de votre projet, avoir fait le tour des sites d’impression, être allé jusqu’au bouton de commande sans avoir pu vous résoudre à appuyer dessus.

Si vous êtes en période de chômage, vous risquez de focaliser votre attention sur le rapprochement inexorable de la fin de vos indemnités au point d’être paralysé et d’auto saboter votre projet, sous prétexte que vous n’aurez jamais le temps nécessaire pour le rendre viable d’ici là.

 

Etape 4 : Dépasser le doute de la création d’entreprise

Quelque soient les manifestations de cette spirale contre-productive de peur de l’échec, essayez d’en sortir le plus rapidement possible. Parce qu’au final, si vous l’analysez de plus près, elles sont bien liées aux doutes que vous éprouvez vis à vis de votre légitimité, de votre valeur, des chances de réussite de votre projet et de ces répercussions.

S’il existe certainement de multiples manières d’en sortir, je pense qu’échanger avec des personnes qui ont vécu cette expérience avant vous est un catalyseur. Laisser leur partager leur point de vue avec vous ; c’est une des choses qui vous aidera le plus. Ils vous amèneront à renforcer ces intuitions que vous avez peut-être mais que vous avez besoin de confirmer. Quoiqu’il en soit, considérez ces quelques éléments :

  • On ne regrette que ce que l’on n’a pas tenté. Si vous avez choisi ce moment pour créer, c’est pour une bonne raison.
  • L’opportunité ne se représentera peut-être plus.
  • Vous avez peur de ne pas retrouver de boulot ensuite ?En quoi avoir essayé et peut-être réussi à créer une société vous empêcherait-il de retrouver un job ?
  • Essayer de créer sa société, quelque soit sa situation, reste tout de même osé aux yeux de la plupart des gens. Cela me semble valorisant sur un CV quelqu’en soit l’issue. Qui plus est, si vous venez à travailler pour une TPE ou PME par la suite (ce qui représente tout de même une grande majorité du tissu économique français), vous aurez au moins une expérience commune avec votre prochain recruteur =).

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